Arguments

Economies d’énergie :

Le remplacement des énergies fossiles par les énergies renouvelables ne peut pas couvrir nos besoins actuels. Au niveau énergétique, préserver la planète, c’est d’abord consommer moins, principalement en revoyant notre manière de nous déplacer et en repensant les économies en terme de chauffage. Nous avons conscience que l’éclairage ne représente qu’une petite partie des dépenses énergétiques.

Néanmoins :

L’électricité vient principalement des centrales thermiques ou nucléaires (surtout en France). Moins consommer d’électricité permet de limiter les risques nucléaires, les rejets de gaz à effet de serre des centrales thermiques, la production de déchets nucléaires dont on ne sait que faire…

Les ressources, que ce soit en pétrole ou en minerais, sont limitées : la production pétrolière atteindra son maximum au mieux dans quelques dizaines d’années (cf. Synthèse des dates prévisionnelles du pic pétrolier sur Oléocène.org, un site dédié à la fin de l’âge du pétrole), et les centrales nucléaires actuelles n’auront de minerai que pour une centaine d’années.

Ces sources d’énergie sont pour une grande partie (50% pour l’uranium, 20% pour le pétrole) exploitées dans des pays pauvres, dans lesquels la redistribution des richesses ne s’effectue pas (cf. Conférence « Uranium au Niger, la face cachée des prises électriques », organisée en février 2008 à Grenoble par Survie Isère).

L’approche consiste donc à éviter le gaspillage et faire preuve de « sobriété énergétique » (approche négaWatt).

Diminuer la pollution lumineuse :

– Impact sur la santé :
La pollution lumineuse engendre une perturbation des cycles liés au jour et à la nuit, peut provoquer stress, fatigue, perturbation de la sécrétion de mélatonine (hormone sécrétée la nuit).

– Impact sur les animaux nocturnes :
Oiseaux migrateurs désorientés, coupure des corridors biologiques, fragmentation des habitats (éblouissement des animaux).

– Impact sur la vision des étoiles :
La pollution lumineuse peut se mesurer en fonction du nombre d’étoiles visibles : au fin fond de l’Oisans, on est à + de 3000, à Grenoble on est entre 25 et 80!?

sources :
– le magazine Isère Nature n° 283 – janvier/février 2008,
– le guide gratuit Trop d’éclairage nuit version pdf.
– la pollution lumineuse expliquée sur le site notre-planete.info

Diminuer la pollution visuelle :

Grenoble va à contre courant écologique car son RLP (Règlement Local de Publicité) est moins strict qu’à Paris, Echirolles… : le conseil municipal n’a retenu aucune proposition de la FRAPNA et Paysages de France (par exemple pas d’abandon des panneaux publicitaires 4×3m, alors qu’ils ont été abandonnés à Paris).

source :
RLP de Grenoble, un projet à contre-courant, communiqué de Paysages de France du 28/01/2008

Economie financière :

Nous calculons que pour une enseigne de 300W, l’économie réalisée par l’extinction de celle-ci entre 22h et 8h est de 75€ par an.

Puissance de l’enseigne (300W) * Durée d’allumage (10h, de 22h à 8h) * Prix du kWh en heure
creuse (0,0661€) * 365j = environ 75€/an.

Pour les enseignes les plus économes (tubes fluorescent), la consommation est d’environ 30W par mètre de tube, soit pour 3m de tubes, une économie de 20€/an. Et pour 100m, c’est plus de 700€/an!

Eclairage public

Il y a bien entendu un très gros chantier du côté de l’éclairage public, qui représente 48% de la facture d’électricité des communes, et qui génère une importante pollution lumineuse. De plus, quel pourcentage de cette lumière, par la mauvaise conception des lampadaires, ne touche jamais le sol ?

sources :
– magazine Isère Nature n° 283 – janvier/février 2008
– un article du journal Grenews

3 commentaires

  1. G2G said,

    Quelle agilité et quelle dextérité dans cette lutte !
    Les grandes enseignes aux lettres lumineuses gigantesques des « hyper-vendeurs de produits de consommation » sont-t-elles aussi accessibles que les petits commerces? (Histoire de réduire également leur pub nocturne)
    Trouverons-nous bientôt la canne à watts au rayon électricité des petits commerces?
    N’oubliez pas de la faire breveter sinon adieu les électro€uros!

    Au XXe siècle »le petit Prince » de St. Exupéry s’interrogeait sur les actes des « éteigneurs de réverbères », au XXIe siècle nous avons la réponse!

    Bravo à  » la compagnie des éteigneurs d’enseignes »

  2. Alain Grizzly said,

    Bravo … et merci !!!!
    Je diffuse

    Vous faites mieux que les affreux de la CGT qui viennent de pondre un texte pour l’EPR

    http://www.cgt.fr/spip.php?article35577

  3. Bruce CDN Paris said,

    Les panneaux publicitaires 4×3 n’ont pas disparu à Paris loin de là… JC DECAUX en a ajouté d’autres, lumineux mais aussi déroulants pour accroître la surface d’affichage grâce à un contrat pour les vélib’ (vélos libre-service)

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